04.07.2007
Marché de la poésie 2007 Paris
Les vers regardent passer la vie
Du temps des hommes, notre forme réelle était déjà là. La
poésie était pour eux bien plus que ce qu’ils en pensaient,
le moyen de nous pressentir, de s’appeler nous, à l’infini.
Dans l’espace-temps métaphtysique, la petite boule au pelage bleu crache sa mort. Zoom dans l’ozone. Grésillement des gaz, du réseau, de l’invisible du cauchemar. Avance rapide du logi-ciel. On n’a plus d’yeux pour ne pas voir. Dernier télégramme ? Changement de police. Rapprochement. Un hexagone en Sarkophage (rien de Royal n’eut rien changé). Times new roman de l’histoire de l’être. Dans le logis du logos l’homme se terre. Atchoum Writing. De la Poésie à la Performance : mort et mort d’un poème de merde ? Au bout du conte, une capitale de la douleur, cuite Al Dante. Aperçu avant impression. Le monde : masse mouvante de métal psychique. Place Saint-Supplice. Stand face C9. Le Grand Souffle dans la contorsion. A quoi cela rime-t-il ?
Le marché de la poésie est un marché, mais… de la Poésie. Madame a établi son piano dans les Alpes ! Elle n’est ni poissonnière ni putain. C’est pour la flânerie (le goût du flan ?), la brocante (les lampes, les parfums, les miroirs sont dans les mots, les mots dans des tombeaux aux grands noms magiques, le nectar du Livre, la fleur de l’éditeur qui peut se croire fidèle à l’absente de tout bouquet). C’est aussi, sans doute, malgré les apparences de se pinarder gentiment la tronche, pour quelque rare échange entre amis du secret des sphères. C’est surtout pour la résistance (laquelle ?). Madame a possession de l’éternel maquis, ne se compromet pas avec la marchandise. En effet, Madame ne s’est jamais vendue. Ses éditeurs tiennent l’étendard (liberté ! laquelle ?), croyant sûrement lui rendre hommage. Gardiens du Temple de la Reine, ils préfèrent demeurer assis en exposant ses breloques. Sont-ils nantis, payés, infirmes ?
Dans cette inertie générale, le Grand Souffle paraît « agressif ». Cet éditeur (quelques artistes d’un autre geste empoigné à leur pâte humaine) va au-devant, vend – vent ! mais traqué pour cette hérésie, harponné de partout constamment sans un mot… (voisins, ce fut difficile ce venin).
Immédiate abolition de l’argent, oui !
J’aurai ce que je serai
C’est vous qui le dîtes : c’est impossible
Alors ?
Alors pourquoi ?!
L’argent comme éducateur du réveil de l’humanité qui ne consent pas à se voir avare du don de vie gratuit !
Les vers ne nous font pas manger, ils nous bouffent !
Cette année, les allées du marché étaient blindées d’étals. Rentabilité !
Des baraques se plaignaient que des étals leur fassent de l’ombre. Pourquoi donc ? (il pleuvait) !
Les emplacements étaient à la tête du client, parfois une petite fortune (qui n’est pas là pour vendre doit se faire payer quelque chose…)
C’est un marché où on ne vend pas. Ah ! bon ? Pouvez-vous clarifier : qui n’est pas fait pour vendre ? Où on ne doit pas vendre ? Où vendre ne se fait pas ? Toujours pas clairs, les mots, surtout où ça fait mal. Alors simplifions : vous les offrez vos livres ? Non ? Pourquoi ?
Madame, que vous croyez servir, est maudite de ne pas se dire impuissante à se perdre. Elle par l’abandon de la plume (ils écriront jusqu’à la mort pour ne pas mourir à la mort d’écrire), vous par l’abandon à la thune (vous deviendriez ses agents, doubles évidemment – le désir des amants est un double jeu et la poésie, jusqu’à vie nouvelle, est intrinsèquement politique, c’est-à-dire au service… du Roi Vide ou du Roi Fait-Néant, qui œuvre à notre crise de joie en notre disparition vibratoire). Et vous c’est un peu Elle, n’est-ce pas ?
(Je viens de vous et sa malédiction est la nôtre, celle de la pensée sur la vie. Le poète que je cherche, cherche à décevoir entièrement le sens. Il ne voit pas d’autre façon de s’approcher de l’amour).
C’était beau (d’une certaine façon) ces 5 tubes de chair, stand face C9, arrivés comme vous pour ces 4 jours, à 4 pattes dans leur existence, comme vous, se sachant résistants à se donner donnant, c’est-à-dire à prendre d’assaut les remparts communs du sommeil, car le don (d’une certaine façon) « en tonnes, vous m’entendez, en tonnes je vous arracherai ce que vous m’avez refusé en grammes », travaux pratiques de l’aventure, dans l’ouverture, même les poètes qui disent leurs textes ne s’adressent plus à personne, Madame parade dans sa bulle.
Regarde, trouve le souffle des yeux, tu la sens la chaleur venir dans ton ventre, et pourquoi pas jusqu’à la transe, qui n’est rien d’autre que le flux, vers chaque visage qui passe désentrailler le cœur ! Cette jeune fille avec ses parents devant Rimbaud le Voyant : « Rolland de Renéville redonne, avec Rimbaud, la portée explosive profonde, prophétique de l’acte créateur : le Mot comme enjeu et lieu atomique du Monde. Là, il ne s’agit plus de penser mais de changer la vie ». Elle ne bouge plus, mais les parents… si tu ne parles pas, elle s’en va. Je pose question, la mère répond : « ma fille est une illuminée, elle essaie de me convertir ». Je parle avec l’intelligence, non pas seulement du commerçant, du séducteur (au fait, vendre est un acte de désir, c’est ça qui coince ?), mais de celui qui sent le combat caché, l’incidence d’une voix pour une flamme. C’est donner. Tu donnes un son, un son qui te devient, et tu reçois l’argent qui permet d’éditer ce son, ça circule… oui, monsieur, de Rimbaud au Grand Jeu au collectif de l’imp(a)nsable, dont vous tenez entre les mains l’effondrement du temps, mais lisez : « Et pourtant, venu du plus profond, tu étais cet enfant asphyxié dans le labyrinthe de la tragédie de la Terre, et tu cherchais, sans savoir, à respirer un nouvel air dans la conscience cardiaque des fissures de l’espèce… », il est touché (a-t-il reconnu son inconnaissable ?), de Rimbaud Voyant qui écrit « les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles » à ce laboratoire des écritures-dés-emparées, vous avez l’amont et l’océan du Grand Souffle. La poésie, vous voyez, ne consiste plus en l’art de faire des vers. C’est une opération – guerrière, chimique, chirurgicale… comment ? Du Saint-Esprit aussi, si vous voulez, il faut bien retrouver ses marques, impansables pourtant ! C’est combien ? 28 euros, on a voulu que cet OVNI soit accessible à tous… ok, je vois… et il repart avec… A quoi bon résister ? ironise un jeune homme qui regarde le titre du dernier numéro de La Sœur de l’Ange. Le flux est là, j’ouvre la revue et lui lis : « Oser se laisser choir dans le volcan de la Question sans distraction des questions, c’est être invité au cœur du questionneur et répondre à l’appel de la puissance de la vitesse du vide qu’est la vie nouvelle ! Zone à risque du qui perd quoi gagne ! ». J’y comprends rien. Vous aimez quoi ? Rimbaud. Qui ? Rimbaud. Je continue de lire : « Quoi ? Elle est re-trouante ? trouvante ? tournante ? »… l’éternité… « l’amour Qui ! ». Vous me perturbez. Je lui souris avec bonheur, confondu moi-même du moment : à quoi bon résister ?! Il reviendra le lendemain pour prendre La Sœur de l’Ange – et Rimbaud le Voyant (d’occasion) et un Cri urgent, dont la couverture l’a frappé « fabrice, 25 ans, passager clandestin, le temps d’ouvrir les yeux : il est probable que le paquebot humain s’enfoncera lentement dans sa nuit, sans sursaut, quelles que soient les menaces présentes et annoncées, projetées en permanence sur tous nos écrans, comme en rêve… Titanic, musique, pas de souci ».
Contact. Le mot est passé partout. Mais approfondir ce qu’il dit permettrait d’indiquer l’aventure du Grand Souffle – l’intention, le geste, la bataille. Le voyage de devenir intégralement vivant, cette vision que le poème souffre lorsqu’il se convoque à l’appel, est de fond en comble de nous, sans statut de « poète », une écriture du contact. L’œuvre d’art, dans tous ses genres et sous tous ses aspects, est témoignage de l’épreuve, accident de l’appel, indice du processus. Car la transformation de nos argiles humaines est un processus. L’acte poétique, si on veut maintenir ce mot presque exténué, est le processus de transformation par contact avec le fait-mal d’être humain. Les publications du Grand souffle, aussi bien que les œuvres cinématographiques, plastiques et musicales que nous diffusons, sont un versant de notre engagement dans le processus vers la vie immédiate. L’apprentissage de notre métier d’éditeur indépendant, les questions concrètes qu’il soulève (structurelles, économiques, psychologiques internes et dans notre relation aux auteurs et aux acteurs culturels) en sont un autre, non moins profond et éprouvant. Jusque dans nos existences dites « personnelles », ou plus justement « incommunicables », cette mise à l’épreuve tente de s’ouvrir au tout-possible et rencontre pour cela, par cela, la résistance abyssale de l’humain à la vie-en-vie.
Voisins, durant ces 4 jours, nous sommes venus voir certains d’entre vous . Rien dans notre attitude n’a voulu donner de leçons. Nous souhaitions rencontrer, témoigner, respirer. J’ai offert à certains l’effondrement du temps de notre collectif et l’expérience nue d’aurélien réal, pour inviter à un contact de profondeur sur ce qui nous anime, tenter de vous faire signe parmi ce bazar de la « Chose Poétique », que nous sommes heureux d’avoir remué, ne serait-ce que subtilement puisque l’intervention spontanée n’y est presque plus possible – lirez-vous, répondrez-vous ?
Cette interpellation… (car)
N’est-il pas urgent de réaliser ensemble la force du « négatif » psycho-physiologique où nous serons contraints à « l’expérience nue » sous une forme ou une autre ?
Si c’est la menace qui nous fait bouger, alors sentons que les conditions du « monde » nous obligeront à la joie de voir que « l’espoir tue » !
Inertie intellectuelle
Inertie émotionnelle
Inertie vitale
Inertie physique
Seuls les chocs réveillent les endormis que nous sommes, que nous le voulions ou non.
Nous avons franchi la ligne rouge
Canicule inondation
Et l’amour cuisant
La sous-vie est cernée
Qui est au « rendez-vous » ?
Le marché de la poésie est un marché, mais… de la Poésie. Madame a établi son piano dans les Alpes ! Elle n’est ni poissonnière ni putain. C’est pour la flânerie (le goût du flan ?), la brocante (les lampes, les parfums, les miroirs sont dans les mots, les mots dans des tombeaux aux grands noms magiques, le nectar du Livre, la fleur de l’éditeur qui peut se croire fidèle à l’absente de tout bouquet). C’est aussi, sans doute, malgré les apparences de se pinarder gentiment la tronche, pour quelque rare échange entre amis du secret des sphères. C’est surtout pour la résistance (laquelle ?). Madame a possession de l’éternel maquis, ne se compromet pas avec la marchandise. En effet, Madame ne s’est jamais vendue. Ses éditeurs tiennent l’étendard (liberté ! laquelle ?), croyant sûrement lui rendre hommage. Gardiens du Temple de la Reine, ils préfèrent demeurer assis en exposant ses breloques. Sont-ils nantis, payés, infirmes ?
Dans cette inertie générale, le Grand Souffle paraît « agressif ». Cet éditeur (quelques artistes d’un autre geste empoigné à leur pâte humaine) va au-devant, vend – vent ! mais traqué pour cette hérésie, harponné de partout constamment sans un mot… (voisins, ce fut difficile ce venin).
Immédiate abolition de l’argent, oui !
J’aurai ce que je serai
C’est vous qui le dîtes : c’est impossible
Alors ?
Alors pourquoi ?!
L’argent comme éducateur du réveil de l’humanité qui ne consent pas à se voir avare du don de vie gratuit !
Les vers ne nous font pas manger, ils nous bouffent !
Cette année, les allées du marché étaient blindées d’étals. Rentabilité !
Des baraques se plaignaient que des étals leur fassent de l’ombre. Pourquoi donc ? (il pleuvait) !
Les emplacements étaient à la tête du client, parfois une petite fortune (qui n’est pas là pour vendre doit se faire payer quelque chose…)
C’est un marché où on ne vend pas. Ah ! bon ? Pouvez-vous clarifier : qui n’est pas fait pour vendre ? Où on ne doit pas vendre ? Où vendre ne se fait pas ? Toujours pas clairs, les mots, surtout où ça fait mal. Alors simplifions : vous les offrez vos livres ? Non ? Pourquoi ?
Madame, que vous croyez servir, est maudite de ne pas se dire impuissante à se perdre. Elle par l’abandon de la plume (ils écriront jusqu’à la mort pour ne pas mourir à la mort d’écrire), vous par l’abandon à la thune (vous deviendriez ses agents, doubles évidemment – le désir des amants est un double jeu et la poésie, jusqu’à vie nouvelle, est intrinsèquement politique, c’est-à-dire au service… du Roi Vide ou du Roi Fait-Néant, qui œuvre à notre crise de joie en notre disparition vibratoire). Et vous c’est un peu Elle, n’est-ce pas ?
(Je viens de vous et sa malédiction est la nôtre, celle de la pensée sur la vie. Le poète que je cherche, cherche à décevoir entièrement le sens. Il ne voit pas d’autre façon de s’approcher de l’amour).
C’était beau (d’une certaine façon) ces 5 tubes de chair, stand face C9, arrivés comme vous pour ces 4 jours, à 4 pattes dans leur existence, comme vous, se sachant résistants à se donner donnant, c’est-à-dire à prendre d’assaut les remparts communs du sommeil, car le don (d’une certaine façon) « en tonnes, vous m’entendez, en tonnes je vous arracherai ce que vous m’avez refusé en grammes », travaux pratiques de l’aventure, dans l’ouverture, même les poètes qui disent leurs textes ne s’adressent plus à personne, Madame parade dans sa bulle.
Regarde, trouve le souffle des yeux, tu la sens la chaleur venir dans ton ventre, et pourquoi pas jusqu’à la transe, qui n’est rien d’autre que le flux, vers chaque visage qui passe désentrailler le cœur ! Cette jeune fille avec ses parents devant Rimbaud le Voyant : « Rolland de Renéville redonne, avec Rimbaud, la portée explosive profonde, prophétique de l’acte créateur : le Mot comme enjeu et lieu atomique du Monde. Là, il ne s’agit plus de penser mais de changer la vie ». Elle ne bouge plus, mais les parents… si tu ne parles pas, elle s’en va. Je pose question, la mère répond : « ma fille est une illuminée, elle essaie de me convertir ». Je parle avec l’intelligence, non pas seulement du commerçant, du séducteur (au fait, vendre est un acte de désir, c’est ça qui coince ?), mais de celui qui sent le combat caché, l’incidence d’une voix pour une flamme. C’est donner. Tu donnes un son, un son qui te devient, et tu reçois l’argent qui permet d’éditer ce son, ça circule… oui, monsieur, de Rimbaud au Grand Jeu au collectif de l’imp(a)nsable, dont vous tenez entre les mains l’effondrement du temps, mais lisez : « Et pourtant, venu du plus profond, tu étais cet enfant asphyxié dans le labyrinthe de la tragédie de la Terre, et tu cherchais, sans savoir, à respirer un nouvel air dans la conscience cardiaque des fissures de l’espèce… », il est touché (a-t-il reconnu son inconnaissable ?), de Rimbaud Voyant qui écrit « les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles » à ce laboratoire des écritures-dés-emparées, vous avez l’amont et l’océan du Grand Souffle. La poésie, vous voyez, ne consiste plus en l’art de faire des vers. C’est une opération – guerrière, chimique, chirurgicale… comment ? Du Saint-Esprit aussi, si vous voulez, il faut bien retrouver ses marques, impansables pourtant ! C’est combien ? 28 euros, on a voulu que cet OVNI soit accessible à tous… ok, je vois… et il repart avec… A quoi bon résister ? ironise un jeune homme qui regarde le titre du dernier numéro de La Sœur de l’Ange. Le flux est là, j’ouvre la revue et lui lis : « Oser se laisser choir dans le volcan de la Question sans distraction des questions, c’est être invité au cœur du questionneur et répondre à l’appel de la puissance de la vitesse du vide qu’est la vie nouvelle ! Zone à risque du qui perd quoi gagne ! ». J’y comprends rien. Vous aimez quoi ? Rimbaud. Qui ? Rimbaud. Je continue de lire : « Quoi ? Elle est re-trouante ? trouvante ? tournante ? »… l’éternité… « l’amour Qui ! ». Vous me perturbez. Je lui souris avec bonheur, confondu moi-même du moment : à quoi bon résister ?! Il reviendra le lendemain pour prendre La Sœur de l’Ange – et Rimbaud le Voyant (d’occasion) et un Cri urgent, dont la couverture l’a frappé « fabrice, 25 ans, passager clandestin, le temps d’ouvrir les yeux : il est probable que le paquebot humain s’enfoncera lentement dans sa nuit, sans sursaut, quelles que soient les menaces présentes et annoncées, projetées en permanence sur tous nos écrans, comme en rêve… Titanic, musique, pas de souci ».
Contact. Le mot est passé partout. Mais approfondir ce qu’il dit permettrait d’indiquer l’aventure du Grand Souffle – l’intention, le geste, la bataille. Le voyage de devenir intégralement vivant, cette vision que le poème souffre lorsqu’il se convoque à l’appel, est de fond en comble de nous, sans statut de « poète », une écriture du contact. L’œuvre d’art, dans tous ses genres et sous tous ses aspects, est témoignage de l’épreuve, accident de l’appel, indice du processus. Car la transformation de nos argiles humaines est un processus. L’acte poétique, si on veut maintenir ce mot presque exténué, est le processus de transformation par contact avec le fait-mal d’être humain. Les publications du Grand souffle, aussi bien que les œuvres cinématographiques, plastiques et musicales que nous diffusons, sont un versant de notre engagement dans le processus vers la vie immédiate. L’apprentissage de notre métier d’éditeur indépendant, les questions concrètes qu’il soulève (structurelles, économiques, psychologiques internes et dans notre relation aux auteurs et aux acteurs culturels) en sont un autre, non moins profond et éprouvant. Jusque dans nos existences dites « personnelles », ou plus justement « incommunicables », cette mise à l’épreuve tente de s’ouvrir au tout-possible et rencontre pour cela, par cela, la résistance abyssale de l’humain à la vie-en-vie.
Voisins, durant ces 4 jours, nous sommes venus voir certains d’entre vous . Rien dans notre attitude n’a voulu donner de leçons. Nous souhaitions rencontrer, témoigner, respirer. J’ai offert à certains l’effondrement du temps de notre collectif et l’expérience nue d’aurélien réal, pour inviter à un contact de profondeur sur ce qui nous anime, tenter de vous faire signe parmi ce bazar de la « Chose Poétique », que nous sommes heureux d’avoir remué, ne serait-ce que subtilement puisque l’intervention spontanée n’y est presque plus possible – lirez-vous, répondrez-vous ?
Cette interpellation… (car)
N’est-il pas urgent de réaliser ensemble la force du « négatif » psycho-physiologique où nous serons contraints à « l’expérience nue » sous une forme ou une autre ?
Si c’est la menace qui nous fait bouger, alors sentons que les conditions du « monde » nous obligeront à la joie de voir que « l’espoir tue » !
Inertie intellectuelle
Inertie émotionnelle
Inertie vitale
Inertie physique
Seuls les chocs réveillent les endormis que nous sommes, que nous le voulions ou non.
Nous avons franchi la ligne rouge
Canicule inondation
Et l’amour cuisant
La sous-vie est cernée
Qui est au « rendez-vous » ?
Du temps des hommes, ils sentaient parfois dans leur nuit,
lorsqu’ils basculaient immobiles entre la veille et le rêve,
se mouvoir des courants d’une fluidité merveilleuse,
comme s’ils avaient plusieurs corps.
Cette myriade coulait, fleurissait selon la lenteur intime,
la subtilité intouchable, le dessin instantanément modifié
se mouvoir des courants d’une fluidité merveilleuse,
comme s’ils avaient plusieurs corps.
Cette myriade coulait, fleurissait selon la lenteur intime,
la subtilité intouchable, le dessin instantanément modifié
d’une fumée d’encens.
Les images où ils voyageaient étaient leurs images.
Les sons qu’ils percevaient, même lointains, ouvraient
des mondes où ils se fondaient sans un pli.
Imaginez un œil qui danse en se voyant danser.
Dans leur langage, on dirait que nous sommes cela,
le poème réel immédiat.
On dirait que la forme, c’est le mouvement du silence.
Pour le Grand Souffle
(nathanaël flamant)
Les images où ils voyageaient étaient leurs images.
Les sons qu’ils percevaient, même lointains, ouvraient
des mondes où ils se fondaient sans un pli.
Imaginez un œil qui danse en se voyant danser.
Dans leur langage, on dirait que nous sommes cela,
le poème réel immédiat.
On dirait que la forme, c’est le mouvement du silence.
Pour le Grand Souffle
(nathanaël flamant)
23:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marché, poésie, poème, grand, souffle, éditions, édition



Commentaires
la fraicheur de votre propos, et le fait que vous ne soyez pas dupe, font plaisir à voir
Ecrit par : alain marc | 03.08.2007
Ecrire un commentaire